Premier jour d'automne, premier jour de rentrée pour les rencontres de notre section.

Nous sommes à 100 jours de 2017, année d'élections dans notre pays. Cette France comportant, et c'est heureux, plus de couleurs qu'un arc-en-ciel (n'en déplaise à un Sarkozy qui, tel le Phénix, a choisi de réapparaître, déguisé en Gaulois !), plus d'espoirs qu'il n'y paraît, plus de volontés à aller vers l'humain et son devenir social, plus de jeunes aspirant à autre chose qu'un modèle économique consumant petit à petit leurs vies, l'environnement et rabotant sans cesse les "conquis" de leurs aînés du 20ème siècle. A ce propos, autant le 18ème fut celui aux vertus "éclairantes" de la pensée, autant notre 21ème est à la dérive, la tenue du gouvernail remise tantôt à la ploutocratie, tantôt au népotisme, et toujours aux mêmes ordres de la sacro-sainte oligarchie mondialisée, donneuse de cartes à jouer à une "ENArchie" lui étant complètement soumise.

Nous voulons, nous devons, nous pouvons sortir de ce système. Rien d'autre que des hommes et des femmes pourront y arriver, organisés qu'ils seront, dans une structure politique propre, transparente et désintéressée des réseaux d'influence européens au service d'un Grand Capital souffrant d'une obésité morbide. C'est pourquoi, comme dans bon nombre de sections du Parti Communiste Français, nous continuons à nous réunir, camarades de Bonnieure-Tardoire, pour tracer au tire-ligne social, des idées, des envies, des projets, des rêves pour tous les descendants des gaulois, teutons, burgondes, mérovingiens, sarrasins, romains, grecs, araméens, que sais-je encore, vivant dans ce tout pays France....

Alors, si vous tombiez par hasard sur ce blog, que vous aviez envie d'en savoir davantage sur le travail de notre petite bande d'humains oeuvrant pour le bien commun, rejoignez-nous de temps en temps, souvent ou à chaque réunion, nous serons heureux de vous y accueillir et de voir ainsi grossir l'espoir de ne pas nous laisser continuellement manger la laine sur le dos...

(par Jacky WALLART)

 

A présent, un texte sous forme d'interviews, petite compilation des interventions sur Facebook d'un dénommé Alain BOHERE.

Face à l'individualisme et à la marchandisation des activités humaines, restes-tu optimiste en l'avenir ?

J'essaye depuis toujours de rester optimiste et confiant dans la capacité des gens à modifier le cours des choses dans le sens de l'humanité et la justice. C'est ce qui fonde mon engagement et mon action depuis plus de 44 ans. Les adversaires de classe sont toujours les mêmes, même s'ils ont changé de visage au fil du temps. Alors...la lutte continue ! Ce que je souhaite, plus que tout, c'est qu'on puisse le faire avec le plus grand nombre car il n'y a que cela qui puisse garantir les succès. Je ne crois plus vraiment au grand soir et encore moins à l'homme (ou la femme) providentiel(le). Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes pour avancer. Bien sûr en face, tout sera fait pour nous réduire au silence ou pour nous monter les uns contres les autres. Cela permet de gagner du temps mais ils ne réussiront pas à nous faire renoncer.

 

On observe une montée du rejet de la différence. Qu'en penses-tu ?

 

Moi je suis français de race humaine. Je respecte, j'aime, et je m'enrichis de la différence. J'ai des convictions mais je suis à l'écoute de ceux qui ne les partagent pas. A la violence dont j'ai horreur , je préfère la bataille des idées. J'aime aussi rire et profiter des bons moments de la vie mais je ne peux rester insensible à la misère où à la souffrance de celles et ceux qui m'entourent. J'aime aller chez les autres et j'aime recevoir. Bref, je me considère être humain parmi des milliards et je rêve toujours d'un monde tout simplement humain.

 

Beaucoup pensent que les « politiques » sont tous les mêmes. Les élections 2017 sont -elles déjà jouées ?


Vouloir mettre tout le monde dans le même panier est une stratégie puérile ( mais voulue) complètement contraire à la réalité des combats qui se mènent jour après jour contre tous les mauvais coups portés au monde du travail. 
Personnellement, je suis triste de constater que face au rejet de sa politique, aux dégâts et aux gâchis considérables provoqués par tant de renoncements et de trahisons depuis 2012, François Hollande et le gouvernement aient décidé de ne rien changer. Je suis triste car je connais des militants socialistes qui sont frappés, eux aussi, de plein fouet par ces abandons. Je suis triste car le laisser faire prend le pas sur le nécessaire combat qu'ils devraient mener pour qu'il n'en soit pas ainsi.
Bien sûr la droite et l'extrème droite surfent sur la vague de discrédit de la gauche gouvernementale et sur le besoin de renouvellement politique.
Aujourd'hui, on veut nous imposer un casting dont rêvent les affairistes : candidat pro-gouvernemental, candidat de droite et candidat d’extrême-droite. Casting qui réduirait sous silence l’espoir d’une autre politique de transformation sociale pourtant si urgente à mettre en œuvre.
Je partage totalement la position d'Olivier DARTIGOLLES qui appelle au rassemblement des hommes et des femmes en rupture avec la politique gouvernementale et qui aspirent à quelque chose de neuf à gauche : il est effectivement urgent de créer les conditions d’une majorité populaire unie et d’un nouveau projet politique !

 

Coment envisages-tu les élections en 2017 ?

 

Comme l'a très bien exprimé Christophe MAUVILLAIN lors de notre fête estivale à Saint-Germain-de-Confolens le 21 août dernier « Nous ne voulons ni trêve, ni union factice, Il nous faut combattre résolument l'abstention qui s'enracine dans la résignation. Aujourd'hui, le PS court après la Droite, la Droite après l'extrême-Droite... Le glissement est général mais pour autant, les communistes et leurs alliés ne veulent pas se résigner à la fatalité d'un deuxième tour qui opposerait la Droite à son extrême. »


La citation de Nelson MANDELA résume parfaitement notre état d'esprit : « Aucun de nous agissant seul ne peut atteindre le succès ; c'est ensemble que nous irons à la victoire. »

 

(Alain BOHERE, août 2016)

 

Pour terminer, je reproduis une partie d'un texte écrit par Marcel CACHIN (1869-1958) dans l'Humanité des dimanche 24 et lundi 25 septembre 1944 :

 

"(...) Ce programme du CNR (Conseil National de la Résistance), on ne saurait en effet lui donner une trop grande publicité. il répond aux volontés de la France en lutte. Il a été proposé par l'unanimité : 1° des mouvements de la Résistance clandestine 2° de tous les partis et tendances politiques françaises de gauche et de droite, et 3° de toutes les organisations syndicales de notre pays. Au-dessus de ce groupement des forces nationales les plus saines et les plus nombreuses en France, quelle instance pourrait-on invoquer ?

Les rédacteurs du programme réclament entre autres réformes (nous ne pouvons les énumérer toutes) :

  • L'établissement d'une démocratie la plus large possible ; la liberté de pensée pour tous, la liberté de presse débarrassée de la mainmise des puissances d'argent et des influences étrangères ; (NDLR : tiens, comme rien ne change !)
  • L'éviction des féodalités économiques et financières et le retour à la Nation de tous les grands moyens de production monopolisés (mines, électricité, assurances, banques, etc...) ; (NDLR : tiens, tiens...)
  • Le droit d'accès des ouvriers aux fonctions de direction des entreprises ; (NDLR : ce n'est pas gagné...)
  • Un plan complet d'assurances sociales couvrant tous les risques de la vie et s'appliquant à tous les salariés ; (NDLR : ce à quoi nos gouvernants s'attaquent en ce moment, non ?)
  • Une retraite décente pour les vieux ; (NDLR : no comment !)
  • La possibilité pour tous les enfants du peuple d'accéder à la culture la plus développée (NDLR : combien d'illettrés et de déscolarisés en France ?)

Comme on le voit, c'est là une solide base d'action pour assurer le relèvement de notre pays et la reconstruction d'une France progressive. Le général de Gaulle (NDLR : et aucun de ses successeurs !) a donné son adhésion à ces propositions de réformes profondes. Le programme est donc accepté en principe et par le gouvernement, et par le Conseil National de la Résistance.

Il faut que les promesses qu'il contient reçoivent leur application rapide..."